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d'après un texte de Paul Waelkens ( iaï-do )
Après
la mort de Yorimoto en 1199, le pouvoir fut accaparé par les
régents Hojo dont le gouvernement ferme assura une certaine
prospérité au JAPON pendant une partie du XIIIe siècle. Cette
période de paix relative, sollicitant peu leur efficacité
guerrière, permit aux bushi des classes supérieures de consacrer
plus de temps à une formation littéraire et intellectuelle.
C'est aussi entre le XIe et le XIIIe siècle que les lames
les plus parfaites furent forgées. Regroupés dans chaque province
dans des lieux où l'accès aux minerais et au charbon était
facile, les forgerons développèrent leur propre style en gardant
jalousement leurs secrets de fabrication. Les Sankei de Bizen,
Kanehira, Sukehira, Takahira; les Sanjo de Yamashira ( Kyoto
), Yoshiie, Arinuki, Kanenaga; et plus tard, les Sansaku,
Masamune, Yoshimitsu, Yoshihiro; sont parmi les plus fameux
kaji. Les sabres issus de leur production sont qualifiés de
koto ( vieux ) par opposition aux lames shinto, fabriquées
après 1536. Dès cette époque, les sabres terminés étaient
testés par des experts, des essais de coupe pratiqués ( tameshigiri
), la beauté de la lame et des montures évaluée. Les certificats
délivrés mentionnaient le nom du forgeron, la date de fabrication,
le résultat des tests, ainsi que l'appréciation des experts.
Si le JAPON connaissait une paix relative à l'intérieur, il
n'en fut pas de même aux frontières. Les hordes mongoles de
Kubilaï Kan, après avoir soumis la Corée, tentèrent un premier
débarquement, en 1274, dans la baie de Hakata. Ces 25000 soldats,
tacticiens accomplis, utilisant des arcs puissants et des
engins explosifs, seraient probablement parvenus à s'établir
si les marins coréens, craignants une tempête, ne les avaient
persuadés de remonter à bord des embarcations qui furent alors
dispersées par un violent orage. En 1281, une seconde tentative
d'invasion, rassemblant plus de 150000 Mongols, fut faite
sur l'île de Kyushu. Après cinquante jours de luttes indécises,
un typhon providentiel balaya pendant deux jours la zone des
combats, amenant la déroute des Mongols dont les bateaux malmenés
ne furent plus que des épaves. Les survivants restés à terre
furent impitoyablement massacrés. Les Japonais, convaincus
que ce typhon était envoyé par les dieux, lui donnèrent le
nom de Kamikaze ( vent divin ). Ce nom sera repris par les
pilotes japonais de la Seconde Guerre mondiale qui se sacrifièrent
pour leur nation en précipitant leurs avions chargés d'explosifs
sur les navires ennemis.
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